Publié le 18 Mai 2017

Hello,

 

Vous l'aurez remarquez peut être je me suis absenté quelques temps, celui de donner naissance à notre fille le 27 avril dernier.

Tout le monde va bien. Je vous raconterai très bientôt comment s'est passé cette aventure. En attendant je voulais évoquer une autre aventure, vécue il y a quelques mois : l'allaitement.

Attention, je ne suis pas là pour donner des leçons ou des conseils (pour celà mieux vaut contacter la Leache League), je souhaite simplement vous faire part de mon expérience d'allaitement.

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Le contexte 

Notre fils est né en mai 2015, il pesait 2 200g. Pas besoin de vous préciser que c'est un petit poids, pas tout à fait normal à 36 SA. La faute à la fissure de la poche des eaux survenue à 27SA qui a entrainé un retard de croissance. J'ai accouchée dans une maternité de niveau 3, où il est courant de gérer des petits poi(d)s comme le mien.

Pour cela il y a une tonne de protocoles à mettre en place. Pour faire court il est important que bébé n'ait pas froid sinon il consomme de l'énergie et donc ses (maigres) réserves pour se réchauffer, il ne doit pas avoir chaud sinon il se déshydrate plus vite. Il doit manger 8 fois par jour au maximum toutes les 3 heures, jour et nuit. On évite aussi que bébé se fatigue trop longtemps sur le sein.

Autant vous dire qu'avec tout ça, ça a de quoi décourager plus d'une maman. Parfois, la montée de lait est longue à se mettre en route, le colostrum, ce premier lait, n'est pas forcément suffisant pour limiter la perte de poids. Certes cette perte de poids est normale et un nouveau né retrouve son poids de naissance dans les 10 jours mais chez un petit poids cela peut être dangereux.

Autant vous dire tout de suite que je suis très têtue, vraiment. Et lorsque j'ai une idée en tête je me donne les moyens d'atteindre mon but. Non sans me plaindre il est vrai mais c'est une autre histoire !

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Mon expérience 

Bébé est donc arrivé en forme, il a têté au sein en salle d'accouchement. Cette têtée d'acceuil m'a comblée, enfin je faisait quelque chose de bien pour mon tout petit. A 36 SA, certains nouveau né ont un mauvais réflexe de succion, mais mon fils n'a pas été de ceux là et il a très vite compris où il fallait manger et comment ça marchait. Il a ensuite été complété à la seringue par du lait artificiel. Ce qui m'a fendu le coeur, mais je me suis fait une raison car c'était pour son bien.

Pour la première nuit, il était en couveuse. Il a eu un biberon puis on me l'a emmené pour têter et faire du peau à peau le matin. Ce fut un très beau moment durant lequel j'ai pris mesure de ce ventre vide et de ses bras pleins, ainsi que de mon nouveau statut de maman.

Notre petit pois têtait donc au sein puis prenait un complément. Je tirai mon lait pour obtenir le fameux complément. Quelle frustration de ne pas en avoir assez pour lui assurer ne serait ce que 20 mL de ration à chaque têtée. Mais la nature à ensuite été généreuse, et après la montée de lait le 3ème jour, j'ai pu comblé ses besoins.

On a ensuite fait des têtées complètes au sein à partir de 7 jours, une têtée sur 2 environ. Puis 2 sur 3. Puis les têtées se sont espacées et nous en sommes venus à un allaitement à la demande mais avec un bébé bien réglé la nuit par 3 heures en moyenne. Nous avons donc supprimé les biberons. Lorsqu'il a atteint son terme théorique et les 4 kilos, il a espacé la nuit les têtées et je pouvais dormir de minuit à 5h sans interruption. Puis à 3 mois, il a fait des nuits de 6 à 8 heures continues. En étant toujours au sein.

Il a eu des pics de croissance, où il était pendu au sein sans arrêt, vers 6 jours, 3 semaines puis 3 mois. Pendant ces moments, j'ai eu le droit à toutes les sottises du type "ton lait n'est pas assez riche ou nourrissant" "tu n'as pas assez de lait" "tu vas en faire un capricieux". Je n'ai jamais écouté tout ça. Je me fiait au sourire de mon fils en fin de têtée, à sa courbe de poids quasi verticale (j'exagère à peine) et à mon instinct de mère. Heureusement, l'Homme m'a toujours soutenu et souvent il avait plus confiance en moi que moi même. 

Il n'a jamais fait de confusion sein-tétine, ni sein-biberon. C'est une chance et ça ne se passe pas toujours comme ça. On lui a donné une tétine vers 2 semaines et demi, surtout pour la voiture, les moments de crise. Elle a été très utile à partir de 2 mois lorsque son RGO est apparu, la succion et la salivation le soulageait.

J'ai allaité de partout, et n'ai jamais eu de mauvaise expérience. Juste des regards de travers parfois mais sans plus. Un serveur nous a même proposé un jour de faire chauffer le biberon si besoin. Alors que mon fils avait têté sous son nez 20 minutes auparavant. Mais il n'avait pas remarqué. Il faut savoir être discrète, avoir un lange à portée de main, et des vêtements adaptés.

J'ai pu tirer mon lait pour le compléter, faire garder bébé, et congeler mon lait en prévision de la reprise du travail. Le mode Vache Power n'est pas ce qu'il y a de plus sexy, mais ça faisait beaucoup rire mon mari. Mais il fallait tirer régulièrement, faute de quoi la quantitée que je réussissait à tirer diminuait. 

Je n'ai jamais été fatiguée. Au contraire. 

Mon mari ne s'est jamais senti mis à l'écart ou été jaloux. Il a trouvé sa place à travers le bain, les changes, les promenades ou bercements.

J'ai usé et abusé de l'homéopathie, de la tisane d'allaitement et aussi du galactogil pour m'aider pendant les fameux pics de croissance. Tout ça marchait très bien. J'ai pris soin de mes seins avec la crème lansinoh et est eu la chance de ne jamais avoir de crevasse. C'est une crème à base de lanoline pure, qui répare, nourrit, protège et soulage. Elle ne se rince pas avant la têtée suivante. Pour mon deuxième allaitement j'ai pris la marque dodie.

J'ai chéri chaque moment où j'ai allaité mon fils.

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Le sevrage

Il s'est fait en douceur. A la reprise du travail, vers 4 mois, j'ai fourni mon lait maternel que j'avais congelé ou que je tirai à la crèche. Bébé têtait matin et soir et weekend. Assez vite, le lait à diminuer la journée. Arrivée à cours de lait maternel congelé et n'arrivant plus à têter, il est passé au lait artificiel la journée. 

A 5 mois, bébé est tombé malade (merci les virus de la crèche). Et il a refusé le sein. Surement parce qu'il ne lui apportait pas assez ou pas assez vite, c'était son premier bobo et j'ai été très anxieuse. Il têtait moins le matin et le soir, préférant faire des calins et jouer plutot que têter. Le biberon m'a remplacé. J'ai trouve un nouveau plaisir à lui donner le biberon et mon flux de lait s'est tarit rapidement et sans douleurs.

 

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Ma préparation

Avant de me lancer dans l'allaitement, je me suis renseignée (facile en étant auxiliaire de puériculture) l'allaitement fait partie de mon métier. Mais ce n'est pas toujours facile d'être de l'autre côté du miroir. Je me suis donc appuyée sur mes connaissance et ai lu notamment L'art de l'allaitement maternel, bible de l'allaitement promue par la Leache League. Mais j'ai aussi lu des articles sur internet et leur site.

J'ai massé mes seins tout au long de ma grossesse pour prévenir les vergetures et aussi préparer mes bouts de sein. J'ai investi dans de la tisane, de l'homéopathie, des coussinets, des brassières d'allaitement. Bref la totale. Mais aussi dans 2 biberons au cas ou.

Mieux vaut donner un biberon avec bonheur que le sein avec dégout.

 

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Voilà pour ce qui est de mon expérience, j'ai adoré allaiter mon fils pendant 5 mois, et j'allaite avec bonheur ma fille depuis 3 semaines. Je reviendrai bientôt sur l'allaitement, sur les avantages et les inconvénients de l'allaitement pour moi.

A bientôt !

 

Luky Beauty

 

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Rédigé par Luky Beauty

Publié dans #Futilités, #Vie de Maman, #Bébé, #Grossesse, #Lifestyle, #Enfants, #Puériculture

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