Une envie d'enfant, histoire d'infertilité (partie 3)
Publié le 7 Mars 2017

Hello,
Comme promis me voilà pour vous parler de mon état psychologique durant le traitement et l'attente.
Déjà il faut que je vous révèle le mot de la fin : 13 jours après l'insémination, j'ai commencé à avoir de légères nausées le matin. J'ai mis celà sur le compte du stress d'avoir prochainement la réponse et la délivrance à mon attente. Le lendemain j'ai été faire ma prise de sang et j'ai eu en début d'après midi la réponse à ma question : c'était positif ! J'ai du par la suite faire des prises de sang tous les 2 jours pour vérifier que le taux de HCG (l'hormone de la grossesse) doublait bien chaque jour, et donc que la grossesse évoluait bien.
Je ne vous cache pas que du début (la perte de ma trompe) jusqu'à la première échographie de controle de ma grossesse, j'ai vécu sur de folles montagnes russes émotionnelles.
Ainsi, la perte de ma trompe à été un coup dur, où ma féminité à été pour moi violemment remise en question. Il m'a fallut du temps pour digérer et appréhender. Encore aujourd'hui, je me sens diminuée, un peu moins femme que les autres femmes entières. Cela peut paraître stupide, c'est vrai pour certaines, mais après tout comment réagirai un homme a qui on aurait enlevé une testicule ? Bref, vous l'aurez compris, ce n'est pas tout rose.
Par la suite, les injections, les échographies, les examens, tout cela génère du stress, à chaque rendez vous on retient son souffle, on s'attend (encore) à une mauvaise nouvelle, ou à ce que ça ne fonctionne pas...Vous l'aurez compris, je suis de nature pessimiste, ce qui n'est pas le mieux dans ce genre de procédure. J'ai pu compter sur mon mari, et ma meilleure amie dans la confidence. Dans ces moments là je ressent le besoin d'en parler à tout le monde comme pour dédramatiser, ce n'est pas forcément le mieux. Les personnes à qui ont en parle attendent ensuite d'avoir des nouvelles, de savoir comment ça avance. Et ne sont pas forcément de bons mots lorsqu'il y a un couac...
Du côté du couple, j'ai pour ma part toujours pu m'appuyer sur mon mari qui lui a toujours été très positif lors de tous les examens et de chaque épreuve. Malgré un planning très chargé de son côté aussi. Mais cela peut mettre à mal certains couple car c'est une épreuve très délicate.
Tout cela génère du stress et l'attente des résultats est elle aussi source de stress. J'ai passé beaucoup de temps à user les miroirs, à chercher la moindre différence, mais c'est impossible à déceler avant 13 ou 14 jours post ovulation et l'apparition des premiers symptomes. Donc patience...patience.
Je terminerai par vous faire part de la joie intense qui m'a envahie lors de l'annonce des résultats mais aussi lors de la première échographie de controle. Mais aussi la petite angoisse qui s'est accrochée jusqu'au bout et qui persiste et qui je crois ne s'en n'ira jamais totalement. (Vous l'aurez compris je suis une grande anxieuse).

Si mon témoignage vous a plu, ou aider, j'en suis ravie.
Si vous souhaitez aller plus loin, ou lire un autre témoignage, une vraie histoire, je vous recommande le livre de la très gentille Jessica Mancini : Les caprices de la cigogne.
Elle nous y raconte avec des mots justes et une grande émotion, comment après un long combat elle a pu accueillir ses petits princes. C'est un livre qui redonne courage d'un grand optimisme et d'une grande justesse de mots.
Voici le synopsis :
" Après quelques années de caprices de notre amie la cigogne, après avoir traversé main dans la main des montagnes russes émotionnelles, après quelques batailles et de longues attentes dans les couloirs du service de procréation médicalement assistée, nous touchons notre rêve du doigt. Et rien n’est plus beau que quand le rêve se transforme en réalité. Alors, même si elle n’a pas toujours volé dans notre sens et nous a longtemps oubliés, l'oiseau blanc a réussi à retrouver son chemin et à nous déposer ce cadeau de la nature : la naissance de nos enfants. "
Vous le trouverez en vente sur la Fnac.com ou Edilivre, ou en me contactant !
A Bientôt !