Mon déclenchement, mon premier accouchement

Publié le 16 Avril 2017

Hello,

Comme vous le savez surement déjà, lors de ma première grossesse, j'ai été hospitalisée dès mes 27 semaines d'aménorrhée suite à la fissure de ma poche des eaux. Mais dès le début de ma grossesse, les médecins m'avaient annoncés qu'ils déclencheraient mon accouchement au plus tard à 38 semaines d'aménorrhée suite à mes antécédents médicaux. Lorsque j'ai fissurée la poche des eaux, ce délai à été raccourci à 36 semaines d'aménorrhée.

Dès le début de ma grossesse, j'ai fouiné (à tort surement) sur internet et les forum pour avoir des informations sur le déclenchement. De par ma formation professionnelle d'Auxiliaire de Puériculture, j'ai entendu beaucoup de choses, beaucoup d'histoire. Ce qui revennait surtout c'est que le déclenchement lors d'un premier accouchement et sur un col fermé pouvait être très long. Ce qui ne me rassurait pas du tout.

On lit facilement des témoignages de jeunes mamans qui sont épuisées après un accouchement ayant duré 36 heures voir plus. Avec parfois des pratiques difficiles à supporter pour ces mamans, la privation de repas, la fatigue, les touchers vaginaux répétés. Pour parfois terminer en césarienne. J'ai pu aussi parler avec les sages femmes présentent dans le service où j'étais hospitalisée, qui ont essayées de me rassurer sans me mentir.

 

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Mes 36 SA tombaient un lundi. Le dimanche, les médecins se réunissaient, revoyaient les dossiers de la semaine, et faisait un tour. Par chance c'est mon gynécologue qui était de garde ce weekend là et c'est donc lui qui m'a annoncé, que je serai bel et bien déclenchée le lendemain. Par quel biais, ça on ne le savait pas encore mais on le saurait dès l'examen de mon col par la sage femme.

Comment ça quel biais ? En fait, pour faire simple, et dans mon cas, si mon col était au moins dilaté à 2 cm, le déclenchement se ferai directement en salle d'accouchement par intraveineuse (perfusion). En cas de col non dilaté à au moins 2 cm, il faudrait poser un tampon, enduit de produit au contact du col, pour permettre de "démarrer" son ouverture et ensuite passer à l'intraveineuse. Autant vous dire tout de suite que la deuxième solution était apparement la moins sympa et la plus longue.

Là le stress monte grave. Je prie pour que mon col soit sympa. Après tout, j'ai fissuré la poche des eaux, et le liquide favorise la dilatation du col (histoire hormonale ou je ne sais pas trop quoi en faite). Donc je me dit que peut être qu'il y a moyen. Mais d'un autre côté ben j'ai pas vraiment vu l'ombre d'une contraction depuis le début de ma grossesse, or, ba pour dillater un col, le moyen le plus direct c'est les contractions.

La sage femme arrive finalement et met fin à mon attente et au suspens. Tombage de culotte (je déteste ça) enfilage de gants (Glups). Et hop toucher vaginal (brrrr). Elle sourit. Vous êtes à plus de 2cm mais pas tout à fait 2.5cm. Là elle me propose de décoller les membranes, afin d'accélérer encore la dilatation, afin que les conditions soient optimales le lendemain. Autant vous dire que ce n'est pas du tout agréable comme histoire. Elle me prévient, ça peut déclencher des contractions.

J'attends, mais rien ne vient. Quand l'Homme arrive, la sage femme me propose d'aller faire un tour de l'hopital afin de favoriser tout ça. Oh Joie ! Oh Bonheur ! Me voilà dehors ! A marcher péniblement dans ce charmant hopital. Il fait beau et chaud, mais je me traine. Après 2 mois allongée, j'ai l'impression d'avoir perdue tous mes muscles, l'Homme rale, parce que j'ai la vitesse d'un escargot sous ectasy, bref, je suis heureuse malgré tout.

De retour dans ma chambre, je ferme ma valise, le lendemain je devrai changer de service pour celui de la maternité. Lavage de cheveux, dernier repas, dernier bisous. Les sages femmes me proposent quelque chose pour m'aider à dormir, que je refuserai puis accepterai finalement. Et Hop ! Dodo.

 

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Le lendemain c'est le grand jour. Nous sommes le lundi 11 mai. Et normalement d'ici ce soir, nous serons parents et je ne serai plus 2 en 1. Je suis à jeun, pas de petit dej. A 9h, je descend en salle d'accouchement, un peu stressée quand même. L'Homme doit me rejoindre plus tard, enfin pas trop tard non plus. Il a posé un jour de congé (Bon salut les gars bon weekend et à bientot lundi ma femme accouche hein). 

Une fois en salle d'accouchement déshabillage et enfilage partiel d'une magnifique blouse option fesses à l'air. Pourquoi partiel ? Parce que je n'enfile pas une manche à cause de la perfusion pour faciliter l'accès à ma poitrine pour la suite des évènements. Glamour garantie. On me fait avaler un breuvage bizarre et peu délicieux pour m'éviter les vomissements. L'Homme arrive. 

Il est temps de passer aux choses sérieuses, vu que je suis d'une nature peu facile à piquer (merci veines qui roulent et qui claquent), c'est une infirmière anesthésiste qui se colle à la tâche très sympa de me poser un cathéter afin de faire passer le produit permettant le déclenchement. Elle est très gentille et très douce. elle réussit à me poser la perfusion dès le premier coup et le produit commence à être injecté. Je suis aussi placé sous monitoring.

Autour de 10h/10h30, les contractions commencent à se faire sentir. Elles augmentent peu à peu et à partir de 12h, je suis obligée de me concentrer sur chacune d'elle et sur ma respiration pour supporter la douleur. Je cherche une position confortable, mais j'ai du mal à trouver. Je suis entravée par le monitoring, bébé est bien engagé dans mon bassin et c'est difficile de bien le capter suivant ma position. Pour ma part les contractions se ressentent surtout dans le bas du ventre, dans le haut des cuisses et surtout dans le dos.

 

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Vers 12h30, la sage femme me propose de regarder mon col, et de finir de rompre la poche des eaux. Je suis dilatée à 3, ce qui est bien en si peu de temps. Elle finit de rompre la poche, Splatch. Les contractions continuent. Elle me propose la péridurale, je préfère attendre encore un peu.

A 13h30, je fatigue vraiment les contractions sont intenses, je demande la péridurale. L'anesthésiste arrive rapidement et la pose se fait bien. L'Homme en profite pour aller manger un petit bout et revient vite. Il est présent, et un peu désemparé de me voir douloureuse sans pouvoir rien faire pour m'aider. La péridurale me soulage vite et la sage femme vérifie à nouveau mon col qui est maintenant à 4

 Il est 14h, je suis maintenant branchée à la perfusion, mais aussi au monitoring ainsi qu'à l'appareil à tension et au capteurs cardiaques. Difficile de bouger. Mais je trouve une solution et m'installe confortablement. Je sens encore mes jambes mais plus la douleur. Je suis détendue et en profite pour parler avec mon Homme et envoyer quelques textos pour rassurer tout le monde.

La péridurale marche bien, lorsque les contractions redeviennent douloureuse, je peux appuyer sur un bouton pour envoyer une nouvelle dose qui me soulage. Puis les contractions reviennent et sont rapprochées sans que la péridurale ne me soulage plus.

Il est 17h, j'appel la sage femme, j'ai des contractions toutes les 2 minutes, la douleur est revennue, la péridurale est finie. Elle rappelle l'anesthésiste pour faire une recharge rapide. Bébé commence de son côté à fatiguer. La sage femme me propose alors de poser une petite sonde sur le dessus de son crâne pour mesurer correctement les battements du coeur du bébé.

Elle m'examine et prépare tout ce qu'il faut pour poser cette petite sonde. Mon col est à 6, elle me dit qu'elle n'est pas sure que ce soit elle qui m'accouche car elle pense qu'il me reste encore quelques heures de travail. On attend l'anesthésiste. L'anesthésiste renvoit un bolus de produit et me soulage.

La sage femme s'installe pour poser le capteur. Là elle me dit que mon col se dilate plus vite qu ce qu'elle pensait. Il passe de 6 à 9. A 17h30, la sage femme annonce qu'on va bientot s'installer. L'Homme va vite au toilettes. Et la sage femme me fait pousser pour voir comment je me débrouille. Elle me dit que c'est très bien. Ouf !  

A 17h45, on s'installe. Le col est ouvert complètement, bébé appuie et me donne envie de pousser. Il faut y aller ! L'Homme se place à ma tête. Et c'est parti ! Je pousse, la douleur est toujours là en fond et au moment du passage de la tête, je sens surtout une brulûre. C'est supportable. En quelques poussées, bébé arrive.

Il est 17h51 et je suis maman d'un tout petit garçon qui pleure tout de suite, et qui devient rose. Il est chaud, il est doux. Il se blottit contre moi, je suis la plus heureuse. Mon Homme est tout ému, nous sommes merveilleusement heureux. Nous coupons le cordon. L'Auxiliaire emmène ensuite notre petit bout pour lui faire les premiers soins. 

Notre petit gars pèse 2 180g. La délivrance est difficile, le placenta reste coincé, et il faut me faire une révision utérine. L'anesthésiste revient pour me refaire une dose de péridurale avant. La sage femme m'annonce ensuite la bonne nouvelle : Périné intacte. Je n'aurai que 2 tout petits points de suture. Et surtout notre petit garçon se débrouille très bien tout seul pour respirer puis pour têter.

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A quelques jours/semaines de mon deuxième accouchement, qui sera aussi un déclenchement, je suis à la fois sereine et un peu plus angoisée. L'angoisse disparaissait sous la joie de rencontrer mon bébé et de pouvoir sortir ensuite de l'hopital avec lui. Après 2 mois d'hospitalisation c'est une bonne motivation.

Je vous raconterai bien évidemment mon deuxième accouchement qui je l'espère sera aussi parfait que le premier et aussi rapide...

A bientot !!

Luky Beauty 

Rédigé par Luky Beauty

Publié dans #Vie de Maman, #Grossesse, #Bébé, #Lifestyle, #Enfants

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